Way of the Samurai 4 (2012)

Way of the Samurai 4 (2012)

Résumé

Way of the Samurai 4 est la quatrième volet du jeu d'action développé par Acquire.

 

BANDE ANNONCE

 

AVIS D'INTERNAUTES

Voilà déjà dix ans qu'Acquire sortait "Way of the Samurai" premier du nom sur Playstation 2, sous un label entièrement dédié à différents jeux "innovants" et "frais" ("fresh game", si je me souviens bien). Pour ceux qui ne connaissent pas la série le principe est de vous faire jouer un Ronin qui débarque dans une région où luttent différentes factions. Le joueur est libre de choisir son camp (il est même libre de ne pas en choisir) tout en essayant - tant bien que mal - de respecter le code du Bushido. nNotez qu'une partie oscille généralement entre 1 et 5h. Ce qui pourrait sembler être un défaut rébarbatif s'avère ici être un atout le joueur est incité à reprendre plusieurs parties pour découvrir toutes les facettes de l'intrigue qui s'offre à lui, jusqu'à atteindre un "Happy End" presque surréaliste qui s'arrache à raison de nombreuses tentatives moins glorieuses.nnTous les "Way of the Samurai" se valent chaque épisode apporte quelque chose d'intéressant par rapport au précédent, tout en perdant au passage certains aspects. Et ce quatrième épisode ne déroge pas à la règle.nnNiveau scénario, l'histoire prend place peu après l'ouverture forcée / la colonisation de la Chine. Le Japon préfère alors ouvrir ses frontières "volontairement" plutôt que de risquer un conflit armé débouchant sur le sort funeste que connaît son voisin. Évidemment, différents groupes ont du mal à accepter cette soumission de la part du gouvernement et des conflits éclatent. nLe joueur incarne un Ronin qui débarque dans un port où un consulat anglais a fort à faire avec un groupe de xénophobes conservateurs qui redoutent la corruption de la culture japonaise par les Occidentaux. Entre ces deux camps se dresse les représentants du Shogunat, qui font les yeux doux aux étrangers tout en poursuivant leur propre agenda. nComme d'habitude, on a droit à une horde de personnages improbables et caricaturaux, avec une mention spéciale pour l'ambassadrice anglaise et sa tronche de lolita pedobear-friendly. C'est dit ceux qui reprochaient un certain manque de sérieux à la série peuvent tout de suite s'en aller, car la suite ne s'arrange pas. Reste que les possibilités d'influencer le scénario sont là, et c'est tout ce qu'on attend d'un Way of the Samurai. nnCôté gameplay, on retrouve un jeu axé "combat à l'arme blanche". Différentes modifications ont néanmoins été effectuées. Entre autres, les styles martiaux (mouvements d'attaque) sont indépendants des sabres et le joueur peut développer les uns ou les autres comme il l'entend (d'ailleurs, faire du Kendo avec une rapière, c'est grisant). Comme toujours, ceux qui veulent booster leur personnage au maximum en auront pour leur argent.nÉvidemment, les développeurs ont rajouté des tonnes d'activités à la con en parallèle. De la drague (qui va jusqu'au rapt à domicile de vos conquêtes afin d'aller batifoler à l'hôtel), de la pêche, de la gestion de Dojo, etc. Les missions annexes sont moins répétitives et mal foutues que dans l'épisode précédent, notamment grâce à l'arrivée d'une mini-map efficace.nBref, le gameplay a connu des changements plutôt pertinents, et ça c'est une bonne chose.nnC'est au niveau de la technique que les choses vont mal. La série a toujours été connue pour être "low-budget", mais cet aspect empire épisode après épisode modèles de personnage ridicules, animations pas terribles, collisions frustrantes, textures baveuses, effets de lumière rudimentaires, sons et musiques loin d'être extraordinaires... bref, "Way of the Samurai 4" est presque plus laid que son prédécesseur, qui était lui-même un affront au monde du jeu vidéo HD. nnEn définitive, et malgré ce dernier point, je recommande "Way of the Samurai 4" autant aux fans de la série qu'aux autres. Les premiers y trouveront leur dose de Bushido. Les seconds, en revanche, feraient bien d'essayer ce titre avant que la série ne sombre définitivement dans la médiocrité technique absolue (chose qui pourrait arriver si Acquire ne se décide pas à rehausser le niveau d'ici la prochaine génération de consoles).