Star Trek Online (2012)

Star Trek Online (2012)

Résumé

Sorti en 2010 sur PC, ce MMO Free-To-Play vous place dans la peau d’un capitaine de vaisseau qui devra explorer la galaxie de cet univers de science-fiction légendaire. rnrnAu programme : rn- 11 saisons d’aventures qui rassemblent près de 125 épisodes qui représentent plusieurs arcs.rn- 2 extensions complètes.rn- Des graphismes améliorésrn- Possibilité de jouer plusieurs racesrn- Jouez au sein de Starfleet, de l’Empire Klingon ou de la République Rrnomulienne.rn- Des phases de jeu en vaisseau et au sol en vue TPSrn- Une interface remaniéern- Des contrôles repensés pour les consoles.rn- Une amélioration de l’éclairage.rn- De nombreuses possibilités de personnalisation pour votre capitaine et votre vaisseau.rn- Montez votre personnage jusqu’au niveau 60.

 

BANDE ANNONCE

 

AVIS D'INTERNAUTES

..// OVERVIEW //..nTemps de jeu environ 105h (estimation perso à la main à faire des carrés car pas de compteur sur PS4). Je continue toutefois ma partie jusqu’au level 60, mais à un rythme plus modéré.nnDernier vaisseau en cours "U.S.S. Inquisitus EX" - Exploration Cruiser de classe T6 - type Andromeda.nnOfficier principal Humaine ingénieur level 55 (Amiral) sur 60 (Amiral de Flotte).nnEquipe au sol (missions en TPS) 2 tacticiennes 1 scientifique 1 ingénieure.nnOfficiers de bord (missions en vaisseau) 2 tacticiennes 1 scientifique 2 ingénieures.nnFan de la licence Star Trek ? Sincèrement… non. Cela fait même longtemps que je n’ai pas vu leurs films, et je suis donc passé à côté de tous les derniers depuis … pfiou … la série télé originelle sans doute. L’univers de Star Trek m’attire moins que d’autres univers SF plus originaux. Mais comme c'est un jeu de SF gratuit et qu'il y a des vaisseaux et une partie TPS = GO.nn..// PROS aka c’est pas parce que c’est gratuit que c’est pourri (Rimes Awards 1957) //..nLa licence Star Trek semble bien exploitée. Je connais assez mal l’étendue de l’univers Star Trek, mais renseignements pris, le jeu couvre tout ce qu’un fan de la licence peut attendre d’un tel jeu. 3 Factions jouables les gentils de Starfleet, les guerriers de l’Empire Klingon ou les très pragmatiques Romuliens. Les versions consoles contiennent par ailleurs tous les DLC de la version PC. Résultat 11 chapitres proposant au total 117 missions diverses et variées (le dernier chapitre est réservé aux joueurs level 60). Des événements de combats qui apparaissent aléatoirement dans l’espace, permettant de s’adonner à de grosses batailles de vaisseaux où les tirs de lasers fusent dans tous les sens, et les torpilles déchirent les boucliers. Et bien sûr, des zones PvE où les combats ne cessent jamais (le PvP semble relativement délaissé par contre). Au final, il y en a pour des centaines d’heures de jeu pour les accros.nnVariété dans les missions. Riche des presque 90 races alien qu’il propose (même si très humanoïdes), dont une trentaine accessible pour notre équipage, le jeu nous fait voyager sur tout un tas de planètes et rencontrer beaucoup de monde. Dans le lot, quelques missions nous demanderont d’aller faire une petite balade dans l’espace pour miner à la surface d’une météorite, marcher sur une station spatiale attaquée, ou encore plus fou, voler à la surface d’un soleil dont on imagine mal que notre combinaison, aussi évoluée soit-elle, puisse résister à ses températures insensées. A cela s’ajoutent des voyages dans le temps (Hey, salut Spock !), et on ira même se balader dans le « Fluidic Space », une dimension où l’espace est rempli d’un liquide organique, faisant que notre vaisseau flotte étrangement. Dépaysement garanti.nnProgression RPG relativement maîtrisée qui récompense en permanence notre avancée dans le jeu. Que ça soit via notre équipement, nos compétences, notre équipage, ou notre vaisseau, le jeu débloque régulièrement de nouvelles choses et nous donne accès à toujours plus. Arrivé au niveau 50, le jeu s’ouvre sur de nouvelles perspectives avec la possibilité de voyager à plus grande vitesse, d’aider et progresser auprès de certaines races via un système de réputation, d’avoir un vaisseau T6 lui aussi évolutif, de débloquer de nouvelles compétences de spécialisation, etc. A noter qu’il n’est nullement besoin d’appartenir à une flotte pour participer à la plupart des raids High Levels.nnCombats en vaisseaux. S’ils se déroulent en temps réels, les combats en vaisseaux sont tout sauf bourrins. Un mauvais équipement et équipage, une mauvaise stratégie et une mauvaise utilisation de nos compétences, et on part droit à l’abattoir (comme dans tout bon MMO en fait). Il convient d’être bien préparé car on est régulièrement en infériorité numérique et il ne faudra pas croire qu’un vaisseau de classe T6 suffit à faire la loi. Le placement et l’orientation jouent par ailleurs pour beaucoup, puisque beaucoup d’armes n’attaquent qu’en angle restreint (45°, 90°, 180°, 250° et 360°). Et puisqu’elles sont affectées soit à l’avant soit à l’arrière du vaisseau, il convient d’être correctement placé vis-à-vis de notre cible. Il en va de même avec notre bouclier réparti en 4 zones (Av, Ar, G et D) qui demande à ce que l’on soit tout le temps en mouvement pour qu’il puisse se régénérer (les skills ne font pas tout). nnChoix de la difficulté laissé à l’appréciation des joueurs. Pour les plus fins officiers qui veulent en découdre, les deux modes de difficulté les plus élevés ajoutent la gestion des dégâts sur le vaisseau (et des réparations en vue). Si les récompenses à la clé seront logiquement plus importantes, vous pourrez être contraint de quitter un combat si votre vaisseau est trop mal en point et que vous n’avez plus la possibilité de le remettre en état. A l’inverse, le mode « normal » n’implique aucune conséquence sur la destruction de votre vaisseau (ou la mort de votre personnage principal), nous permettant de reprendre la mission après un court compte-à-rebours. Aucune frustration, on peut la jouer cool du début à la fin, ou pas.nnGratuit à jouer du début à la fin. Pour peu que l'on ait pas du tout envie de lâcher un seul euro, ou que l'on souhaite tester le jeu sur une longue période, on peut tout à fait en faire le tour sans jamais débourser le moindre centime (mais ça serait vilain d’être radin à ce point). Si le contenu le plus rare est généralement lié à des coffres qui nécessitent des clés à acheter, et qu’il n’est pas facile d’obtenir un vaisseau T6 sans passer par la caisse, on peut tout à fait se contenter du contenu de base déjà très riche, et d’un vaisseau T5 qui, bien optimisé, peut se révéler très efficace. Donc, même si le jeu pousse régulièrement à l'achat et fait de la pub pour ses packs à tous les écrans de chargement, on peut se contenter d’un investissement raisonnable et limité.nn..// CONS aka de 2010 à 2016 et plus si affinités //..nLe jeu a assez mal vieilli. Malgré le lifting opéré pour la sortie du jeu sur PS4 et Xbox One, et son côté Star Wars KOTOR 1 et 2 de Bioware (pas le MMO donc), le jeu souffre de nombreux bugs cosmétiques un peu partout et d’une techno vieillissante (le LOD des planètes dans l’espace est surprenant … pour des sphères affichées dans du vide). Les cinématiques sont particulièrement touchées avec des personnages qui sont parfois beaucoup trop près de la caméra, assis dans le sol, se relèvent en permanence, ou sont invisibles quand ça n’est pas tout le décor qui n’a pas pu finir se charger alors que l’on change une énième fois de plan caméra. Rien de dramatique mais pour un jeu qui a 6 ans d’âge, il est étonnant de voir que tous ces bugs n’ont jamais été corrigés, à moins d’être des exclusivités consoles. Il en va de même pour la gestion catastrophique de la caméra qui passe son temps à se réinitialiser en distance 3 (sur 4) et manque d’options de réglages. Le pire étant finalement notre vaisseau ou personnage qui de temps en temps, devient complètement invisible le temps d’une mission.nnLa partie TPS au sol qui est très basique et pas très excitante. Le système de verrouillage n’étant pas réservé aux ennemis, il passe régulièrement d’un adversaire à un allié et vice-versa, ce qui rend pénible son utilisation. Et si l’on peut se mettre à croupi, tout du moins en position statique, on est très loin des standards actuels des TPS avec système de couverture et localisation des dégâts. Nos alliés étant totalement autonomes, il faudra faire avec leur IA globalement correcte, mais parfois totalement suicidaire. Cela fonctionne globalement pas trop mal, mais c’est complètement dépassé de partout.nnLes missions en navette (embarquée à bord de notre vaisseau) sont relativement pénibles mais heureusement peu nombreuses, du fait d’une caméra totalement inadaptée qui reste ancrée sur ses réglages « gros vaisseau ». On se retrouve avec un petit tas de pixels au loin qui représente notre navette, et même avec un réglage au plus proche, on est toujours beaucoup trop loin. L’armement très limité des navettes joue pour beaucoup dans l’ennui de ces phases, avec seulement deux armes frontales, ni plus ni moins. La mission la plus originale rencontrée en navette est une course dans l’espace, avec hélas une mise en scène totalement absente, sans personne pour nous encourager pendant que l’on suit une ligne tracée dans un tas de météorites. ZzzzZzzzZzzz.nnLe modèle Free To Play qui a ses limites. Dans le cas présent, on retrouve toute la laideur des F2P avec certes un contenu gratuit très complet, mais des packs aux prix délirant. Un vaisseau de classe T6 coûte en général 3000 zens, hors promotion. Or il n’y a pas de « pack 3000 zens ». Le plus proche actuel est « 5300 zens = 50€ » (sur le PSN). Autant dire que pour un vaisseau (3000z) un perso secondaire unique (un borg à 500z par exemple) quelques fringues uniques ou des clés pour les coffres uniques, vous aurez payé le prix d’un jeu complet. Si ça n’est pas condamnable dans l’idée, pour peu que l’on accroche au jeu et y passe beaucoup de temps, c’est le fait de devoir potentiellement repasser à la caisse à chaque sortie de nouveau vaisseau ou pack qui l’est. Au final, certains joueurs ont dépensé plusieurs centaines d’euros pour débloquer des coffres et acheter ce qui leur faisait envie. Moche.nnLe jeu est intégralement en anglais. Si cela n’est en rien un problème pour ceux qui pratiquent régulièrement (genre moi), l’absence de localisation lui promet un avenir assez confidentiel en France et possiblement en Europe. Le jeu n’ayant jamais été traduit sur PC, il n’y a bien entendu aucune chance qu’il le soit sur consoles un jour, l’éditeur et les Community Managers du forum officiel ayant été bien clair sur la question.nn..// CONCLUSION //..nS’il est loin d’être parfait avec une partie TPS très basique et son moteur dépassé, et que l’on peut s’étonner de voir autant de bugs sur un jeu qui a déjà 6 ans, Star Trek Online compense ses lacunes avec son modèle Free To Play qui laissera finalement les joueurs décider du montant à investir dans ce titre. La progression bien amenée tout au long du jeu, ses nombreux scénarios et missions parfois assez inattendues, permettent notamment de profiter d’agréables combats à bord de vaisseaux de plus en plus gros (environ 650m de long pour mon T6). Une bonne surprise me concernant, et encore de nombreuse heures de jeu en perspective.