Yesterday (2012)

Yesterday (2012)

Résumé

A New York City, des clochards disparaissent les uns après les autres : leurs corps sont retrouvés brûlés vifs tandis qu'une cicatrice formant la lettre Y apparaît sur la paume des mains d'individus sans lien apparent.

 

BANDE ANNONCE

 

AVIS D'INTERNAUTES

Soyons directs Yesterday a deux défauts que ne lui pardonneront pas les puristes il est court et facile. nnCourt, environ quatre-cinq heures de jeu, mais on ne se sent pas floué puisque toutes les interrogations du joueur se voient résolues. Facile, car il ne faut pas consulter une soluce ou essayer chaque objet avec chaque élément de décor pour progresser, toutes les énigmes sont logiques et on ne reste donc jamais coincé bien longtemps. Certains voient ça comme des défauts, moi j'y vois la preuve que Pendulo a appris de ses erreurs, la série Runaway ayant souvent tendance à allonger inutilement ses phases de jeu, et à proposer des énigmes trop tordues que pour êtres résolues par un humain normalement constitué.nnMais plutôt que d'expliquer pourquoi le jeu n'est pas mauvais, je vais plutôt tenter l'exercice inverse ! Yesterday a tout compris au point n click il dispose d'une histoire haletante, d'une narration maitrisée, d'excellents twists, de cinématiques dynamiques (finies les conversations de deux plombes avec un écran fixe), d'une direction artistique exceptionnelle (très beaux décors, et patte graphique toujours sympa pour les persos, comme toujours chez Pendulo) et surtout d'énigmes logiques. Et pour les moins doués, il y a même un bouton "tuyau", ce qui est toujours sympathique, et moins hypocrite qu'une pause "soluce".nnLe scénario de Yesterday est assez noir, et rompt donc avec la bonne humeur des aventures de Brian Basco, et plus généralement avec la tradition du point n click humoristique. Et pourtant, le jeu se montre drôle, mais son humour est noir et caustique, à l'image du reste. On visitera donc des stations de metro abandonnées et des églises en ruine, sur les traces d'un ordre satanique moyenâgeux, en incarnant trois personnages différents qui se révéleront évidemment tous cruciaux pour l'intrigue, et qui permettront d'apporter un peu de nuance au scénario. Mais pour varier un peu, le joueur traversera évidemment des environnements moins clichés, par exemple un hôtel luxueux au centre de Paris, avec un groom à l'accent délicieux ("ze franch touche").nnLes doublages sont d'ailleurs toujours aussi excellents, réussissant parfaitement l'équilibre entre caricature, aspect théâtral et crédibilité, et les répliques s'enchainent sans temps mort, si bien qu'on a souvent l'impression d'être en face d'un film d'animation. L'aspect musical n'est pas en reste, avec des compositions très rock/métal, et des musiques plus "glauques" qui surviendront ponctuellement quand vous errerez depuis trop longtemps dans le calme pour vous rappeler la dimension thriller du soft. Le thème principal reste d'ailleurs bien en mémoire.nnEn conclusion, Yesterday est un point n click savoureux qui ne réinvente pas le genre, mais apporte un côté "bande-dessinée" très plaisant, qui fait que le voyage est aussi passionnant que court. Jouez-y, en plus c'est pas cher.