Dirge of Cerberus: Final Fantasy VII (2006)

Dirge of Cerberus: Final Fantasy VII (2006)

Résumé

Redécouvrez le monde de Final Fantasy VII dans la peau de l'énigmatique Vincent Valentine. Gagnez des points d'expérience et utilisez des armes modifiables pour éliminer vos ennemis. Devenez le témoin de révélations incroyables et découvrez les dessous de Final Fantasy VII

 

BANDE ANNONCE

 

AVIS D'INTERNAUTES

Bon ben ça y est! J'ai enfin terminé Dirge of Cerberus. Il m'aura fallu plus de dix ans pour tenter une nouvelle partie et sans que ça soit un hit de la playstation 2 DoC reste malgré tout une suite honnête à Final Fantasy 7, le roi des rois des JRPG. Disons que ce jeu est arrivé bien trop vite dans mon expérience de gameur, à l'époque où je ne jurais que par les RPG purs jus, ou les jeux d'aventure à la Zelda, ce TPS mou du genou m'avait en conséquence énormément déplu à sa sortie. D'une part parce que je m'attendais à un jeu ultra dynamique à la Kingdom Hearts (et oui la comparaison est rude), d'autre part parce que le jeu n'a pas tardé à se tailler une mauvaise réputation qui ne m'a pas incité à continuer. Et puis aussi parce que je m'attendais à jouer Cloud ou Tifa et défourailler des hordes d'ennemis à coup de Broyeur accessoirement, en gros cette suite ne correspondait en rien à mes attentes.nnFinalement j'ai revu mon jugement. Ce jeu a des qualités, qui sont d'ailleurs souvent les mêmes avec Squaresoft, à savoir une histoire qui claque, des personnages charismatiques, une bande son qui colle bien à l'ambiance et des supers graphismes. Et c'est bien sûr un plaisir de revoir tout le casting central de la série bien que certains y aient un rôle étrangement tertiaire (notamment Cloud, Tifa et Barret qui ne participent même pas au meeting sur le Haut-Vent) d'autres comme Yuffie et Reeves arrivent à se greffer plutôt bien à l'intrigue. Cela dit le protagoniste central est et reste Vincent Valentine, tout tourne autour de son passé vaguement esquissé dans FF7 premier du nom et dont nous n'avions reconstitué l'histoire que par quelques flash-back (cachés qui plus est).nnPour le scénario, on va dire que c'est bon, si on essaie pas de chercher à tout prix une cohérence avec l'épisode précédent. Il m'a semblé un peu bizarre par exemple que la Shinra ait crée une force de frappe aussi puissante que DeepGround pour les oublier totalement (passe encore pour le Président mort mais quid de Heigdegger ou Scarlet?) D'une part parce qu'il était plus que vraisemblable que le groupe armé se retournerait un jour contre ses maîtres mais aussi tout simplement parce que maintenant on est obligé de se demander pourquoi ces types surentraînés n'ont pas été utilisés pour arrêter Cloud et ses amis, surtout quand on se rappelle l'acharnement mis pour ravager les taudis juste pour tuer 5 malheureux rebelles au début du jeu. Alors admettons, la menace est tout aussi sérieuse que Sephiroth surtout que les Sviets ont une classe incroyable au final et particulièrement Shelke et Nero qui sont de très bons personnages. Autre exemple si l'implication de Lucrétia et Hojo était déjà confirmée quand à la naissance de Sephiroth et la mort de Vincent il est assez étrange que d'une part on ne fasse qu'à peine mention au super soldat dans Dirge of Cerberus mais qu'en plus les deux scientifiques planchaient aussi sur d'autres forces capables de détruire la planète qui rendraient Sephi et Jenovah presque anecdotiques en comparaison. Alors certes ça passe plutôt bien mais il faut ne pas être trop critique sur le texte non plus.nnPar contre j'ai pas été vraiment emballé par la résurrection de Hojo via une intelligence artificielle, un processus qui bien souvent fait honte à la science fiction. Quant à la fin ultra shonen où tout le monde encourage Vincent avec de la J Pop en arrière plan, j'ai trouvé ça vraiment peu pertinent ^^. Jusque là le pitch tenait la route, mais la fin se plante de ton et jure un peu avec le reste, sans doute aurait-il mieux valu rester dans l'ambiance mélancolique propre à Vincent ValentinennPour ce qui est du gameplay, ça passe aussi quand on oublie à quel point le jeu est limité. Car en vérité les environnements ne sont pas dégueulasses, les combats de boss sont assez funs, certaines séquences sont très réussies et les cinématiques sont de toute beauté. Par contre il faut passer sur cette profusion hallucinante de murs invisibles où il faut parfois se montrer magnanime quand on voit Vincent se laisser glisser comme un abruti incapable de s'accrocher à quoi que ce soit et obligé de prendre pile poil le chemin indiqué sur la map. Le deuxième saut n'a juste aucun intérêt tellement il n'y a pas de passages de plate formes Pourtant le système de customs des armes à base de gils est plutôt fun, et se transformer en bête galienne pour massacrer des ennemis est assez jouissif bien que malheureusement cette transformation mette un temps fou à se relever quand elle chute durant les mêlées. Si on doit faire le bilan il faut reconnaître d'un point de vue gameplay on est bien plus proche des limitations techniques d'un Crisis Core ou d'un Agito que du dynamisme d'un God of War ou d'un Devil May Cry.nnMi figue- mi raisin donc. Ni excellent ni à brûler au lance-flammes